Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/59

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c’était le nom de la nouvelle poupée, et s’était invitée à passer chez elle une soirée de sucreries. Au reste, mademoiselle Claire, en jetant les yeux autour d’elle, en voyant son ménage bien rangé sur les tablettes, sa table chargée de bonbons et de pralines, et surtout son petit lit blanc avec son couvre-pieds de satin rose si frais et si joli, avait paru fort satisfaite de son nouvel appartement.

Pendant tous ces arrangements, la soirée s’était fort avancée ; il allait être minuit, et le parrain Drosselmayer était déjà parti depuis longtemps, qu’on n’avait pas encore pu arracher les enfants de devant leur armoire.

Contre l’habitude, ce fut Fritz qui se rendit le premier aux raisonnements de ses parents, qui lui faisaient observer qu’il était temps de se coucher.

— Au fait, dit-il, après l’exercice qu’ils ont fait toute la soirée, mes pauvres diables de hussards doivent être fatigués ; or je les connais, ce sont de