Page:Dumas - La Princesse Flora (1871).djvu/24

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femmes en avions oublié nos bavardages ordinaires, et que ce ne fut que de temps en temps que nous plaçâmes, dans les intervalles de sa narration, quelques demandes, dont la plus frivole de nous écoutait la réponse avec un immense intérêt.

J’étais tombée du ciel, ma chérie. D’après ce que j’avais entendu dire de nos officiers de marine, je les avais regardés, jusqu’à présent, comme un peu plus habiles – voilà tout – que les morses qui jouent de la guitare, et que l’on montre aux foires dans un grand baquet ; et voilà que, tout à coup, je rencontrai sur le plancher d’un tillac un homme bien élevé, quoique son chapeau n’eût pas de plumes, un homme enfin qui pouvait être l’ornement du plus élégant salon de toute ville capitale.

Tout en causant avec nous, il n’oubliait cependant pas son devoir. Un seul mot de sa part, un seul regard de ses yeux, poussaient cette masse énorme que l’on appelle un vaisseau, c’est-à-dire cette œuvre du génie humain, bâtie de bois et de fer, et qui a des ailes de toile.

Nous descendîmes.