Page:Dumas - La Princesse Flora (1871).djvu/47

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— Ah ! voilà un joli conte, par exemple. Il me semble que tu étais là, et qu’on n’avait pas besoin de t’apporter ; ce jour-là, par hasard, tu marchais tout seul.

— Vous riez toujours, Nil‑Paulovitch ; mais c’est si vrai, mon cher, qu’au moment où j’arrivai l’amie de la princesse ordonnait au capitaine de la délacer.

— Voilà la chose ! s’écria le lieutenant avec terreur ; de la délacer ! On aurait demandé à Élie‑Petrovitch où passe et où s’amarre la dernière cargue de chaque vaisseau chrétien ou barbaresque, et il aurait débité sa réponse aussi couramment que Pater Noster, de la quille jusqu’au mât de perroquet ; mais il n’aurait pu dire de la même façon où chercher la bouline des dames. Voilà comment le goéland a été pris au piége ; il est difficile de faire sans accident le tour du monde ; mais une jolie femme est bien autrement dangereuse que le cap Horn ! Depuis ce temps, en vérité, notre capitaine expose la frégate et l’équipage, comme si le diable en personne était assis à son gouvernail. On lui dit qu’il faut réparer le cabestan, et il répond guirlande ;