Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/112

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un monde

L’alferez de notre escorte nous demanda, à la sortie du Pinal, si nous voulions bien donner une légère gratification à ses dragons, et comme nous fîmes bon accueil à sa prière, il nous salua très courtoisement avant de s’en retourner à son poste.

La tristesse qu’avait pu nous inspirer notre passage à travers les forges sombres et profondes que nous venions de franchir se dissipa tout à fait lorsqu’arrivés à Cordova, gros bourg éloigné d’environ neuf lieues de Mexico, nous vîmes se dévoiler, devant nous, son admirable vallée. Ici, la plume est insuffisante pour dépeindre, et c’est à peine si le pinceau lui-même pourrait trouver d’assez vives couleurs. S’étendant à perte de vue, unie et plane comme l’Océan pendant le calme, cette vallée est