Page:Duplessis - Un monde inconnu, Tome 1, 1855.djvu/113

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inconnu

soumise à un soleil ardent et capricieux, qui produit sur sa surface d’incroyables effets de mirage. Son sable se change alors en lacs, en vertes prairies, en immenses lames d’argent, en monceaux de poussière d’or ; tandis que de tous petits villages, disséminés çà et là, et enveloppés sous un rideau de verdure, brillent, de loin, comme de grosse émeraudes, et ajoutent encore à la richesse du tableau.

Le nombre des Indiens que nous rencontrions, portant leurs charges de fruits ou de poterie au moyen d’un cuir attaché autour de leur tête, augmentait aussi. Ces Indiens, les plus doux et les plus inoffensifs de tous les habitants du Mexique, gardent toujours en voyage, malgré la pesanteur des fardeaux qu’ils portent, la même allure