Page:EDMA - La psychanalyse, Le Livre de Poche, 1975.djvu/49

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ment des pulsions coexistent toujours plus ou moins. Cette situation peut être à l’origine des psychoses et des névroses obsessionnelles.

4. A partir d’« Au-delà du principe de plaisir » (1920), Freud retrouve l’ambivalence dans l’opposition entre les pulsions de vie et les puisions de mort. D’autre part, elle apparaît à un stade intermédiaire entre l’union des pulsions et leur désunion (qui rend simultanément à chaque pulsion son but et son objet, et ne s’observe que dans des cas cliniques limites). Parce qu’elle fait converger les pulsions vers un même objet, mais ne les mélange pas encore, l’ambivalence est une « union qui ne s’est pas réalisée ». En conséquence, elle joue un rôle de plus en plus important dans l’étude de la névrose obsessionnelle.

5. Après Freud, la notion d’ambivalence a ouvert de nouvelles perspectives. Karl Abraham qualifie les différents stades libidineux de stade préambivalent (stade oral primaire), stade ambivalent (stades sadique oral et sadique anal), stade postambivalent (stade génital) pour préciser l’évolution de la relation de l’individu à l’objet de ses désirs. Pour Mélanie Klein, l’ambivalence apparaît d’emblée avec la pulsion. Il n’existe pas de stade préambivalent. Le dualisme des puisions est inhérent à toute l’évolution humaine. Le problème de la recherche de l’unité apparaît alors comme l’une des pierres angulaires de la psychanalyse.

Voir aussi : Complexe d’Œdipe, Stades.