Page:Edgar Poe Arthur Gordon Pym.djvu/182

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fini, nous ne pûmes nous procurer que trois cent cinquante peaux en tout. Les éléphants de mer, ou phoques à trompe, abondent particulièrement sur la côte est de l’île principale, mais nous n’en tuâmes qu’une vingtaine, et encore avec la plus grande difficulté. Sur les petites îles nous découvrîmes une grande quantité de phoques à poil rude, mais nous les laissâmes tranquilles. Le 11 novembre nous revînmes à bord de la goëlette, où nous trouvâmes le capitaine Guy et son neveu, qui nous firent sur l’intérieur de l’île un détestable rapport, la représentant comme une des contrées les plus tristes et les plus stériles de l’univers. Ils avaient passé deux nuits à terre, grâce à un malentendu entre eux et le lieutenant qui ne leur avait pas envoyé, aussitôt qu’il l’aurait fallu, une embarcation pour les ramener à bord.




XV


LES ÎLES INTROUVABLES.


Le 12, nous partîmes de Christmas Harbour, en revenant sur notre route à l’ouest, et laissant à bâbord l’île Marion, une des îles de l’archipel Crozet. Nous passâmes ensuite l’île du Prince-Édouard, que nous laissâmes aussi sur notre gauche ; puis, gouvernant plus au nord, nous atteignîmes en quinze jours les îles de Tristan d’Acunha, situées à 37° 8′ de latitude sud et 12° 8′ de longitude ouest.

Ce groupe, si bien connu aujourd’hui, et qui se compose de trois îles circulaires, fut découvert primitive-