Page:Edmond - Louis Blanc, 1882.djvu/27

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tionnaires des contemporains, les nombreuses biographies en ont signalé toutes les étapes. C’est à peine s’il est nécessaire d’en rappeler les points saillants. En 1846, il refuse aux électeurs républicains de Villefranche la candidature à la députation. L’heure n’avait pas encore sonné. Un an plus tard, lors de l’agitation réformiste, il prononce à Dijon un discours : menace et prophétie à la fois. Premier début de l’orateur politique, début qui promet et qui tiendra au delà de ses promesses. Les événements de février éclatent. Le gouvernement provisoire est formé ; Louis Blanc, porté au pouvoir par l’acclamation populaire, en fait partie.

Raconter le rôle si important et si original qu’il y joua, tracer le tableau de ses conférences du Luxembourg, qui émurent si vivement alors l’opinion et en France et en Europe ; dire comment Louis Blanc convia le peuple à résoudre lui-même, dans le palais que les pairs de France venaient de laisser vide, le problème obscur de ses destinées ; rappeler comment il fit abolir la peine de mort en matière politique ; dessiner la part qu’il eut dans toutes les grandes mesures prises par le gouvernement provisoire, telles que l’abolition