Page:Emile Souvestre - Le Journaliste - Tome 1 - Charpentier 1839.djvu/150

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Mais, lorsqu'il y arriva, tous deux étaient déjà repartis pour Vienne. Frédéric balança un instant à poursuivre; mais ce qu'il venait de voir de l'Allemagne le ravissait. Il avait du temps, de l'argent; il continua sa route, toujours précédé par l'oncle et la nièce, dont il ne perdit les traces qu'en entrant dans la capitale de l'Autriche.

Vienne est le Paris de l'Allemagne. La vie y est facile, le peuple gai et les plaisirs nombreux. Garnier n'était pas tellement préoccupé de son inconnue qu'il oubliât tout le reste; il visita les monuments et les musées dans le plus grand détail. Un soir, en entrant au théâtre, il entendit parler français et se retourna : c'était Henri Leblanc.

Le médecin et le peintre s'embrassèrent comme deux, compatriotes qui se rencontrent à l'étranger.

— Je te croyais à Rome, dit Leblanc.