Page:Encyclopédie méthodique - Arts Académiques.djvu/86

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C H E bonté fTiine conformatiaa , préftnablement à «ne autre.

Du choix dts Chevaux , relanvmens à Pufétp auftel on les deJH/u*

Ce qne nous venons de voir fiir la cosformatlon des parties du cArvtf/^ nous conduit natureDcinent à rechercher en quoi & pourquoi tel ou tel sAtvsl eft boa à un fervice plutôt ^u’i un autre. Il eft certain » par une eApérieoce |ouraaliére » que le ittéme chwéU n’eft pas propre à touts les travaux : il en eft un qui lui plait davantage , & qui lui convient |>lus particulièrement. En emt une madiiae cen* poCèe n^a qu’une defttnation : le ciepsl ne peut fe mouvoir <pie confonnément à fon mèchaaifme ; £l rien ne peut amener & un uiàse ce qui y eft dîaanàualeinem oppoft»

Du Cheval dé Châji.

Le ckeval deéiné â courir a befeia de I^jèrcté : c*eft une de fes plus belles qualités. On tire parti de août cheveu qni eft léger : fouvent nAoïe la l^iretè dédomfluge de auelques médiocres qualités qui fe Tencontrent dans VanimaL La légèreté dans le chtval eft relative à la peânteur 8c é la lenteur ordinaire de refpéce : car tel cirv^i aura réeUemem de la légèreté , qui , comparé à tel antre » fe nouveroit pe> fann

En général la Ufèreté du ck^éd ku vient des rapports qui fe trouvent entre le devant fie le derrière , entre les panies qui font deftinées àétse enlevées , & celles qui font reflbrt. Ceft donc ici une a&ire de confiruffion. Un chinai de courfe eft vraiment léger , lorfque fon devant étant un peu étoflî & facile à enlever» fes reins , fes hanches & fes jarrets ont une arande propriété de reftbrt , & peuvent chafler aiiéfflent en avant toute la mafie du cAevaL

Il eft à propos de fe rappeller ce que nous avons dit fur la progreffion & la conftruâion de Tanimal. Si la tète» Tencolure & les épaules font légères» elles formeront un moindre poids , & par cooféquent chareerpnt moins ledemère,

La tète d un coureur fera donc petite & peu char* eée de chair » 8c fur«tont bien attachée : Tenoolute lera mince » peu fournie ; fit les reins feront bien conformés, ann que les mouvements fe firent dans la direâion la plus naturelle.

  • Les épaules du Goiu^ttr ne doivent pas être étoffes,

eltes feroient lourdes ; Se il eft.rare qu’étant pla^s elles foient mouvantes &, Uen aâives : c’eft cependant un point bien important* Prefque touts les cluvaux qui ont coum qnelquetemps , remuent Eu romoplace , & certainement Taffion étant plus mée» la vitefle eft meindre* Néanmoins ii un tel^AfW tomboit entre les anins d’un homme fiige & infimit ».quî Ini remit les épaules par un travail doux» ranimai pourroit encore s^ètenire. Les ïambes «n oen longues fiant à dkrlîrer pour In (fiéera/ de ceule a car elles embrafem un phu C H Ë 7ç

grand terrein» 8c procurent de U vitefle. Pour la Eoffeur dû corfage , il.cft à fouhsùter qu’il foit bien it» mais fluet : car en général les coureurs minces ont un branle plus agréable , plus vite & d’une plus bingue. haleine. D’aUleurs un corps trop gros avec des iambes minces & longues y feroit difprûpor* tioné^ & les jambes ne te feutiendroient pas. Les jaàibes greffes font un poids oui ralentit la vitefle : les pieds gros ont suffi ce dé£rot. Il eft effemiel qne les articulations foient bien faites Se bieA attachées ; car c*eft dans ime allure vite , que leurs Itgar ments’ fotit aiiément forcés.

Le dos & les reins d’un coureur font durs k l’homme , slls font courts ; mab l’animal en a plus de force, jiar la raifon qu’une verge seurre eft moins flcxiole en raifon de (à briéve^ L’épine du dos doit être ftesible néanmoins y pour que l’hom» me n'q>rouvepas une réaâion doulouréufe. Les articulations qui forment les hanches doivent être aflbuplies, afin oue leur ftexion & leur eatei^n fe bSknt dans le plus grand degré poffible. Les jarrets les meilleurs & pleins de reâbtts » ne font pas trop bons pour un coureur. Car ^ comme ce reflbrt eft chargé & fe détend avec prédpitatioii fit promptitude , ilne peut fe faire ^’ils n*aientfouvent des commotions violentes qui en déilangent la bonne économie. Enfin , ils ferdnt biei^ efpacés » bien formés 8c bien attachés.

Une croupe 6c des cuiâês charnues déborent-dè la vigueur 8c des refloorces bien effentielles au coureur ; des pieds foibles 8c douloureux font un grand vice pour lui ; chaque fois quils jpofent à terre ils " le font fouflirir, 8c lui dtem cette gaieté fans laquelle un chevêl de courfe n’a pas la mèmevitefTe. Si Ton tronvoit un tkivél conformé alnfi , qu ! eût d’ûlleurs un bon tempérament, furement il courroit vhe ; mais les ckâvamx font rarement fuivis dans touts les points. Un cheya ! de petite taille fit ragoté a rarement une grande viteffe. Ceux oui font très-tievés 8rtrès->eu corfés , ont des mufcfes trop foibles. (^ ne ffouve que dans les chtvimx de races primitives les qualités nécefTaires ; ils ont une force de cmtraâion dans leurs mulcles , fie des proportions fi parfaites , mi’ih font très-propres à la courfe. Les arabes , les barbes , les turcs ontlupèrieorement cette grande viteffe ; ils la communiquent» jufqu*à un certain point , aux mèti6 qui fortent d’eux. Prefque toute la force d*un coureur eft dans fes reins fie dans fes jarrets. Ceux qui courent aîlement fie dliabinMle , le font avec une forte de négligence s*ils ne font bien étendus ; ils traînent les hanches t tont décottfus, fie ntfent le tapis t Ib femMent dé^ daigner une allure lente. Dans le grand train » le bon cheval ne mukrplîe pas fes mn , mais il em* brafle plus de terrein.

Les chevaux d’une vltefTe extrême » ne font pas toujours des ckevMtx propres à la chafle. Ces nn| coureurs ont un trot très-médioere pour l’ordinaire ^ fie comme ils font minces 8c d*une conformatioit délicate « ils fie fiipponeroieatpas une fatigue qui Kij

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