Page:Eugène Le Roy - Jacquou le Croquant.djvu/242

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server, tant qu’il plaira à Dieu de le laisser sur cette terre.

» À cette fin, lesdits comparants supplient très instamment mondit seigneur évêque de révoquer les ordres par lui signifiés, et de continuer ledit sieur Bonal dans ses fonctions de curé de ladite paroisse de Fanlac ; ajoutant lesdits comparants, que le seul exemple de leur curé a fait de bons chrétiens de tous les habitants de cette paroisse, et que, le bien de la religion s’accordant avec leur vif désir de le conserver, ils espèrent que mondit seigneur évêque prendra la présente demande en considération ;

» Et, sans se départir aucunement du respect dû audit seigneur évêque, lesdits comparants, au cas où leur requête demeurerait sans effet, protestent très fermement contre les inconvénients qui pourront résulter, pour la religion et ses ministres, d’une mesure qui les atteint dans leur piété et leur affection pour leur curé.

» De tout quoi lesdits comparants m’ont requis acte, que je leur ai concédé sous le scel royal, etc. »

Et après avoir fait signer les deux ou trois qui savaient, le notaire signa lui-même avec un paraphe savant, car c’était un notaire de l’ancienne école, comme ça se voit à son acte.

Le surlendemain, le chevalier en emporta une copie superbement moulée, et s’en fut à Périgueux la remettre à l’évêque.

Celui-ci, à ce que connut M. de Galibert,