Page:Féval - Les Mystères de Londres Tome 09.djvu/375

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Nous autres qui sommes des chrétiens, mieux que cela, des chrétiens réformés, nous ayons ressuscité l’Arcadie. Seulement, comme les mœurs ont changé, nos bergers mangent d’énormes tranches de bœuf, au lieu de sucer le sucre liquide du lotus ; au lieu de boire du lait, ils s’enivrent de rack.

Notre Arcadie, nous en faisons serment, ne se mourra jamais de fadeur. Bergers et bergères y possèdent un parfum très suffisamment relevé. Ce n’est plus l’innocence, candide jusqu’à la niaiserie, c’est le crime obèse, prospère, qui se repose et s’engourdit dans l’abondance ; c’est Newgate, transformé tout à coup en paradis terrestre.

Le but est atteint, nous le pensons. Les