Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/331

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Accompagné de ses ministres et de son archi-brahme, il entra dans l’hermitage particulier du Kaçyapide, beau, ravissant, extrêmement pur, environné de tous les côtés par des saints aux trésors de macérations, aux grandes observances. 2894.

Ensuite, il congédia ses ministres et continua sa marche seul ; mais il ne vit pas dans cet hermitage le saint aux vœux accomplis. 2895.

N’entrevoyant pas le rishi et trouvant sa maison vide, il cria d’une voix, qui fut répétée par les échos de la forêt ; « Y a-t-il quelqu’un ici ? » 2896.

À ces mots, une jeune fille, vêtue comme une femme anachorète, mais belle comme la Beauté même, sortit de l’hermitage. 2897.

Quand elle vit le roi Doushmanta, la vierge aux yeux noirs s’empressa de lui dire : « Sois le bien venu ! » et de lui rendre son salut. 2898.

Elle honora le roi puissant d’un siège, d’eau pour se laver les pieds, d’un arghya, et lui demanda s’il était content, sire, de sa santé et de ses affaires. 2899.

Après qu’elle eut honoré son hôte suivant les bienséances et se fut enquise de la santé du roi : « Que veux-tu que je fasse ? » lui demanda-t-elle en souriant. 2900.

Ayant vu que sa personne était charmante, Doushmanta lui rendit son salut, comme il était séant, et dit à cette jeune fille au doux parler ; 2901.

« Je suis venu apporter mon hommage à Kanva, l’éminent saint : où donc est allée sa révérence, noble fille ? Dis-le moi, belle. » 2902.

« Le révérend, mon père, est sorti de l’hermitage, lui répondit Çakountalâ, pour offrir des fruits aux Dieux.