Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/346

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naissance pour tous les hommes : quelle puissance auraient les saints de produire un fils sans les femmes ? 8039.

Un fils, couvert de la poussière de la terre, arrive aux pieds de son père, il embrasse ses membres ! peut-il être un plaisir, qui soit plus grand que celui-ci ? 3040.

» Mais toi, pour quelle raison méprises-tu ce fils, qui est venu à toi de lui-même et qui te regarde de ses yeux obliques avec le désir de t’embrasser ? 3041.

» Les fourmis nourrissent leurs œufs et ne les brisent pas : comment toi, qui sais le devoir, peux-tu ne pas nourrir ton fils ? 3042.

» Ni le toucher des vêtements, ni celui des femmes, ni celui des eaux, n’ont rien d’égal en douceur au toucher d’un fils, qu’on embrasse, tout jeune enfant. 3043.

» Le brahme est le plus excellent des êtres à deux pieds, la vache des quadrupèdes, le gourou de ceux, à qui le respect est dû ; un fils est la plus excellente des choses palpables. 3044.

» Permets que ce fils charmant à voir te touche dans un embrassement : il n’existe point d’attouchement au monde plus délicieux que l’attouchement d’un fils ! 3045.

» Au bout de trois années accomplies, Indra des rois, j’ai mis au jour ce royal enfant pour étouffer tes chagrins ; dompteur des ennemis. 3046.

» Jadis, à la naissance de cet enfant, une voix céleste me salua du milieu des airs : « Ce rejeton de Poûrou, disait-elle, doit offrir l’açva-médha au nombre de cent fois ! »

» Sortant avec amour au milieu du village, ne voit-on pas les hommes, tenant leurs fils nouveaux-nés sur leurs seins et les baisant au front, les féliciter de leur venue au monde ? 3047-3048.