Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/398

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« Que celui de tes fils, qui fera, m’a-t-il dit, ce que tu lui demanderas, soit le monarque souverain de la terre. » Je vous en supplie donc, excellences, que Poûrou soit sacré sur le trône ! » 3528.

« Le fils, qui est doué de vertus, répondirent les citoyens, le fils, qui est constamment bon pour son père et sa mère, est digne de toute félicité. Quoique le plus jeune, il est le plus méritant. 3529.

» Poûrou, ton fils, qui t’a rendu cet éminent service, est digne d’obtenir ce royaume. Après cette grâce, qu’il fa lui-même accordée, Çoukra ne peut ici rien objecter. »

A ces paroles des habitants de la ville et de la campagne satisfaits, le Nahoushide fit alors sacrer son fils Poûrou sur le trône. 3530-3531.

Après qu’il eut transmis le royaume à Poûrou et qu’il eut reçu lui-même l’initiation pour habiter au milieu des forêts, le roi sortit de la ville avec les brahmes voués à la pénitence. 3532.

D’Yadou sont nés les Yadouides et de Tourvasou, suivant la tradition, descendent les Yavanas ; Douhyou est le père des Vaîbhodjas, et les Mlétchas sont les fils d’Anou.

Poûrou est la souche des Pouravas, cette race, où tu es né, prince, et qui a reçu la puissance pour gouverner cet empire des milliers d’années. 3533-3534.

Quand il eut ainsi, plein de joie, continua le narrateur, sacré son fils bien-aimé sur le trône, le roi fils de Nahousha, Yayâti se fit anachorète, habitant des bois.

Après qu’il eut, ferme dans ses vœux, supporté avec les brahmes une habitation dans les bois, ses organes des sens domptés, se nourrissant de racines et d’herbes, il s’en alla de la terre au ciel. 3535-3536.