Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/455

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est toujours bouillant, tes mains portent continuellement des armes, et la mort ne peut venir pour toi d’une autre part que de la guerre. 4034.

» Je suis tombé dans une cruelle angoisse. Si tu périssais, comment notre famille pourrait-elle subsister ? Ici, mon fils, je t’ai raconté entièrement la cause de ma douleur. » 4035.

Quand il eut écouté complètement, reprit Vaîçampâyana, toutes les raisons du monarque, Dévavrata d’une haute intelligence appliqua sa science à la réflexion.

Il s’en alla donc au plus vite chez le vieux ministre, zélé pour son père, et, dès son arrivée, lui demanda quelle origine avait l’affliction du roi. 4036-4037.

Celui-ci répondit circonstanciellement aux questions du prince des Kourouides ; il raconta, puissant Bharatide, la demande en mariage et indiqua la jeune fille. 4038.

Ensuite, accompagné des plus riches kshatryas, Dévavrata se rendit chez le roi des pêcheurs et demanda lui-même la jeune fille pour son père. 4039.

Le pêcheur le reçut suivant l’étiquette, le traita avec honneur, le fit asseoir et lui dit ces mots, fils de Bharata, dans cette réunion de kshatryas : 4040.

« Tu es pour Çântanou un suffisant défenseur, tu es son fils, tu es le meilleur de tous ceux, qui manient les armes. Quels discours te tiendrai-je, chef des Bharatides ? 4041.

» Qui, s’il avait échoué dans la proposition d’un mariage tel, assorti, et duquel on peut se glorifier, n’en ressentirait de la douleur, fût-il Indra même en personne ?

Il La noble Satyavatî est née d’une royale semence, c’est la fille d’un prince, égal à vous-mêmes par ses qualités