Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/456

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et qui, plusieurs fois, mon fils, m’a parlé ainsi de ton père : « Ce monarque vertueux est digne d’épouser Satyavatî. » 4042-4043-4044.

» J’ai refusé jadis Satyavatî au plus vertueux des saints, le Dévarshi Asita [1], passionnément amoureux d’elle. 4045.

» Je vais te parler un peu, roi des hommes, en père de la jeune fille. Le danger est uniquement ici de m’attirer l’inimitié d’un être puissant. 4046.

» Mais de qui que tu sois l’ennemi, Asoura ou Gandharva, il ne conservera jamais long-temps sa vie, fléau des ennemis, dans ta colère. 4047.

» Tel est ici, prince, avec ta permission, fléau des ennemis, le danger dans le refus ou le don, sache-le, et il n’y en a pas d’autre. » 4048.

A ces mots, reprit Vaîçampâyana, le rejeton de Bharata, le fils de la Gangâ répondit en ces termes dans l’intérêt de son père au milieu des kshatryas, qui prêtaient l’oreille : 4049.

« 0 le meilleur des hommes sincères, reçois de moi cette promesse, que je ne ferai pas mentir : personne de ceux, qui sont nés ou qui sont à naître, n’aura jamais la force de prononcer une telle parole. 4050.

» J’agirai de la manière, que tu as dite : nous aurons comme roi le fils, qui naîtra de ta fille. » 4051.

Le pêcheur, qui voulait encore, chef des Bharatides, augmenter les difficultés au sujet du royaume, répondit à ces mots : 4052.

« Souverain à l’âme juste, tu es devenu le protecteur

  1. Le régent de la planète que nous appelons Saturne.