Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/457

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de Çântanou et c’est à toi, qu’il devra la main de ma fille, prince à la splendeur infinie. 4053.

» Mais voici une parole, ami, qu’il te faut accomplir : écoute-la ; je vais te parler, dompteur des ennemis, avec le cœur des pères de jeunes filles à marier. 4054.

» Ce que tu viens de promettre à l’égard de Satyavatî au milieu de ces kshatryas est bien digne de toi, prince dévoué au devoir de la vérité. 4055.

» Il ne pouvait en être différemment ; il n’y a là-dessus aucun doute, guerrier aux longs bras ; mais ce qui nous tient encore ici dans le doute, c’est qu’il ne te vienne des enfants. » 4056.

À peine eut-il connu, sire, le sentiment du pêcheur, le héros, adonné au devoir de la vérité, se lia d’une promesse dans son désir de faire le bonheur de son père ; 4057.

« Roi des pêcheurs, dit le fils de la Gangâ, écoute ces paroles de moi, que je prononce dans l’intérêt de mon père au milieu de ces kshatryas, qui m’écoutent, ô le plus grand des rois. 4058.

» De même que tout à l’heure j’ai renoncé au royaume entier ; ainsi, défenseurs des hommes, je prends à l’instant même cette résolution sur des fils. 4059.

» Je jure que dès ce jour, pêcheur, j’observerai le vœu de continence et que, sans être père, j’obtiendrai les mondes impérissables du ciel ! » 4060.

À ces mots, le poil hérissé d’admiration, le pêcheur à l’âme juste de s’écrier : « Impossible de refuser maintenant ! » 4061.

Aussitôt les chœurs des rishis, les Dieux et les Apsaras versèrent du haut des airs une pluie de fleurs et