Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/462

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le trajet, avant qu’elles ne fussent arrivées au but, avec une effroyable averse de ses flèches. 4100.

Ensuite tous ces rois, l’ayant environné de tous les côtés, inondèrent le héros avec une pluie de traits comme les nuées inondent une montagne. 4101.

Mais lui, après qu’il eut arrêté avec ses dards cette averse de traits, il perça tous les rois avec des sagettes, lancées trois par trois. 4102.

Alors chacun d’eux, l’un après l’autre, le blessa de cinq flèches ; et Bhîshma ripostant les vainquit avec d’autres décochées deux par deux. 4103.

C’était une bataille effroyable, tumultueuse, où les lances de fer se croisaient avec les flèches, sous les yeux des héros du monde, et semblable au combat des Asouras et des Dieux. 4104.

Bhîshma tranchait par centaines et par milliers dans cette bataille les arcs, les cimiers des étendards, les armures et les têtes. 4105.

Les ennemis admiraient eux-mêmes sa légèreté à manœuvrer son char dans le combat, à laquelle il devait d’échapper à des hauts faits, non autres que sur-humains.

La victoire obtenue dans cette bataille, le Bharatide, supérieur à tous ceux, qui portent les armes, reprit sa route, accompagné des jeunes princesses, vers la cité des Bharatides. 4106-4107.

Ensuite, sire, le monarque au grand char, à l’intelligence outre mesure, Çâlva s’approcha par derrière dans le combat vers le fils de Çântanou, Bhîshma ; 4108.

Tel qu’un éléphant chef d’un troupeau et le premier des plus forts, arrivé prés d’une éléphante, plonge ses défenses dans la croupe d’un autre éléphant, son rival. 4109.