Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/552

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s’écrier : « Hélas, mon fils ! » et, frappée d’évanouissement, elle tomba soudain sur la terre. 4955.

À la vue de cette reine gisante, consternée, le peuple de la ville et des campagnes se mit à pleurer, touché de compassion et consumé de chagrin par amour de son roi.

Au cri de désespoir, qui fut jeté par Kountî, tous les êtres et les animaux eux-mêmes répondirent avec les hommes par des cris plaintifs. 4956-4957.

Ainsi sanglotèrent Bhîshma, fils de Çântanou, Vidoura à la haute sagesse et les Kourouides de toutes parts, saisis de la plus cruelle douleur. 4958.

Ensuite Bhîshma, Vidoura, le roi Dhritarâshtra et les fils de Pândou accomplirent la cérémonie de l’eau avec toutes les épouses des enfants de Kourou. 4959.

Tous les fils de Pândou jetaient leurs plaintes au vent. Bhîshma, fils de Çântanou, Vidoura et ceux de la famille rendirent au mort les honneurs de l’eau. 4960.

Tous les citoyens affligés environnèrent, sire, les jeunes Pândouides, qu’ils avaient pris, déchirés par le chagrin, au milieu d’eux, après qu’ils eurent accompli la cérémonie de l’eau. 4961.

Les citadins, brahmes et autres, se couchèrent sur la terre de la même façon que s’y étaient jetés, sire, les cinq jeunes Pândouides avec leurs parents. 4962.

Douze nuits, toute la ville, depuis les vieillards jusqu’aux enfants, resta avec les fils de Pândou sans joie, sans bien-être, le bonheur évanoui. 4963.

Ensuite, continua le narrateur, Kountî, le roi, Bhîshma et ceux de leur famille offrirent à Pândou un çrâddha, composé de beurre clarifié, arrosé d’huile, présenté avec le mot swadhâ ! 4964.