Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 1.djvu/582

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conduite du disciple envers son directeur, et, s’enchaînant à la pénitence, il se plongea dans une profonde abstraction sur l’arc et les flèches. 5244.

Doué de la plus grande foi et grâce aux méditations les plus élevées, il parvint à une adresse supérieure dans l’art d’encocher, de tenir et de lancer une flèche. 5245.

Un jour les Pândouides, rejetons de Kourou, à qui Drona en avait donné le congé, sortirent tous les cinq de la ville sur leurs chars, ô toi, qui broies les ennemis, et s’en furent à la chasse. 5246.

Chargé de leurs provisions, un seul homme, accompagné d’un chien, suivait à son gré les Pândouides. 5247.

Tandis qu’ils erraient çà et là, conduits par l’envie de faire telle ou telle chose, le chien, rôdant sans être vu dans ces bois, rencontra le prince des Nishâdas. 5248.

À la vue de cet homme, portant les cheveux rattachés en gerbe, vêtu avec une peau d’antilope noire, et le corps tâché de noires souillures, le chien s’arrêta devant lui et se mit à aboyer. 5249.

Alors, montrant son adresse à l’arc, ce pénitent de lancer d’un seul coup sept flèches dans la gueule du chien aboyant. 5250.

L’animal revint, sa gueule pleine de flèches vers les Pândouides ; et ces héros, à son aspect, furent saisis de la plus haute admiration. 5251.

À la vue de cette promptitude à percer dans l’instant même du cri, eux de vanter sans réserve ce coup d’adresse et chacun d’être honteux de soi-même. 5252.

Les Pândouides se mirent donc à chercher dans le bois cet habitant de la forêt, et le virent occupé, sire, à décocher des flèches sans aucun relâche. 5253.