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LE MAHA-BHARATA.

jour, nous reviendrons le soir. Veuille agréer, Djanârdana, ce que je propose. » 8064.

« Ô toi, de qui la mère est Kountî, répondit le Vasoudévide, je suis également d’avis qu’il faut nous amuser dans les ondes, environnés de personnes amies, tant que nous y trouverons du plaisir. » 8065.

Ensuite, lorsque Dharmarâdja leur eut donné sa permission et qu’ils l’eurent salué, rejeton de Bharata, le Prithide et Govinda s’en allèrent de compagnie, entourés de leurs amis. 8066.

Quand on fut arrivé au lieu des amusements du Prithide et de l’Yadouide, site magnifique, ombragé d’arbres divers, où s’élevaient différentes maisons, tel que la ville même de Pourandara, approvisionné de parfums en toutes les sortes, de guirlandes très-riches, de liqueurs savoureuses, de mets et de friandises, tout le cortège à la hâte entra dans le gynœcée, orné de maintes et maintes pierreries éblouissantes, et s’y joua, Bharatide, dans l’ivresse de la joie. 8067-8068-8069.

Des femmes aux larges croupes, aux seins potelés, aux yeux charmants, aux allures chancelantes par l’ivresse, y donnèrent l’essor aux amusements. 8070.

Les dames du Prithide et de Krishna s’amusaient, les unes dans le bocage, celles-ci dans les eaux, celles-là dans les palais, suivant le lieu, suivant le plaisir. 8071.

Draâupadî et Soubhadrâ, toutes deux pleines d’ivresse, puissant roi, firent des présents de robes et de parures aux femmes du gynœcée. 8072.

Les unes dansaient joyeuses, celles-ci poussaient des cris, celles-là riaient, les autres buvaient les plus fines liqueurs. 8073.