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LE MAHA-BHARATA.

» Après qu’il eut soumis ce globe entier avec les bois, les eaux et les montagnes, il offrit, puissant roi, le grand sacrifice du Râdjasoûya. 491.

» Dociles à son ordre, tous les rois y apportèrent des richesses et furent dans le sacrifice les assistants des brahmes. 492.

» Le souverain des hommes y donna avec amour des biens aux mendiants : d’abord, ce qu’ils avaient sollicité ; ensuite, dix fois plus. 493.

» Il rassasia de richesses en toutes sortes les brahmes, accourus de mainte et mainte contrée, quand fut arrivé le moment de procéder au sacrifice. 494.

» Enfin les brahmes contents, mis au premier rang, comblés de pierreries données en multitude, rassasiés de mets et d’aliments au gré de leur envie, prononcèrent les dernières paroles. 495.

» Plein d’héroïsme et proclamé par la renommée, il était supérieur à tous les rois : Hariçtchandra était donc, sache-le, auguste chef des Bharatides, éclatant de splendeur au milieu de ces milliers de souverains. Quand ce prince majestueux eut terminé ce grand sacrifice, alors, sacré au titre d’empereur universel, il n’y eut rien d’égal à sa noble lumière. Ainsi en est-il des autres potentats, chef des Bharatides, qui célèbrent le grand sacrifice du Râdjasoûya ; ils partagent les plaisirs d’Indra : ainsi en est-il de ceux, qui préfèrent la mort à la fuite dans les batailles : ainsi en est-il de ceux, qui détruisent leur corps ici-bas par une violente pénitence. Entrés, chef des Bharatides, dans le palais d’Indra, ils prennent part à ses plaisirs. 496-497-498-499-500.

» Admis dans ce paradis, ces fortunés hôtes y brillent d’une splendeur continuelle. Pândou, ton père, à la vue