Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 4.djvu/12

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À NOS LECTEURS.

Ce volume, que nous avons l’honneur d’offrir au public en ce moment, nous semble, malgré les obscurités fréquentes du texte, les altérations du manuscrit imprimé, et les intrusions de matières, qui tranchent araphibologiquement ou ténébreusement la suite des idées, supérieur par le nombre et la variété des épisodes aux trois volumes, qui ont déjà précédé ce quatrième tome. Si nous prenons à part l’épisode des Entretiens de Mârkandhéya, qui est à lui seul une vaste galerie de narrations, nous distinguons au milieu d’elle le beau récit du vendeur de chair, Dharma-Vyâda ou le vertueux chasseur, ce paria, de qui l’histoire n’est pas autre chose, par un singulier hasard, que le sujet même traité dans la Chaumière indienne par Bernardin de Saint-Pierre, sans se douter que son idée avait déjà été mise en œuvre dans un poème, dont sans doute il ne connaissait pas encore le seul titre.

Une fois toute la traduction du Mahâ-Bhârata complètement achevée, nous avons pris avec un libraire l’engagement de tenter sur ce poème le même travail, que nous avons déjà opéré sur le Râmâyana, de le réduire en quatre volumes, de retrouver dans cette indigeste compilation, les éléments primitifs de cette grande épopée, et de ressaisir les membres du poète disséminés çà et là, disjecti membra poetœ.