Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 4.djvu/13

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À NOS LECTEURS.
vii

Il sera facile de sentir la nécessité d’un pareil ouvrage, quand on aura lu, dans le présent volume, l’épisode de la royale anachorète Draâupadî, qui envoie Bhîmaséna, son époux, lui chercher des lotus célestes, et, immédiatement après, un nouveau chapitre, le combat de ce Pândouide avec l’Yaksha, où l’on pense aborder de plein pied un tout autre sujet ; mais on n’y a pas au fond deux récits de choses diverses ; on n’en possède ici qu’une seule ; c’est la même version sous deux titres différents ; et, quand on est arrivé dans l’une à la fin, il n’est rien de plus fastidieux que d’avoir à remonter dans l’autre au commencement de sa lecture. L’attention se fatigue, le dégoût se met de la partie, et l’esprit distrait laisse échapper le fil des idées.

Dans un banquet de Société agricole, un de nos amis disait à M. le maire de Juilly, notre voisin : « Une chose m’étonne, c’est que les ouvrages de M. Hippolyte Fauche sont moins connus en France qu’à l’étranger ! »

S’il en était ainsi, la chose ne serait pas étonnante ; bien au contraire, elle serait toute simple et l’effet dériverait naturellement de sa cause. En effet, il n’est pas un seul exemplaire du Mahâ-Bhârata, que nous ayons donné en France, en Angleterre, en Allemagne, ou nulle autre part, à quelque feuille périodique et journal que ce soit, non, certes ! dans