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viii
À NOS LECTEURS.

un esprit de dédain ; mais nous ne possédons qu’un nombre à peine suffisant, où il ne reste plus de générosités à se permettre. Comment alors et pourquoi les journaux français eussent-ils parlé d’un ouvrage, qui n’est pas soumis à leur jugement ? D’ailleurs le Mahâ-Bhârata n’exige-t-il pas, comme en général toute la littérature sanscrite, des études spéciales, et qui sont en dehors des occupations courantes de la critique journalière ?

Si un journal en eût parlé, sa voix aurait été à peu près stérile ; il eût tiré notre nom de l’obscurité, mais sans nous procurer la vente d’un seul exemplaire.

La Revue d’Orient et le Journal des Savants veulent bien annoncer la publication de chacun de nos volumes à son apparition. Celle bienveillante mention nous suffit, et, grâce à ces deux revues, il n’est peut-être pas en Europe une seule personne, adonnée aux lettres sanscrites, ou qui veuille étudier l’histoire d’un grand peuple dans sa littérature, à laquelle aujourd’hui il ne soit parfaitement connu que nous sommes occupés sérieusement de la traduction du Mahâ-Bhârata.

Les lettres sanscrites ont éprouvé, avouons-le, à l’Académie Française un échec, que nous étions assez loin de présumer.

Il y a plus d’un an, à l’époque, où l’on imprimait