Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 4.djvu/428

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
406
LE MAHA-BHARATA.

possèdent, comme toi, des marques si honorées, ne demeurent pas long-temps, dame aux yeux noirs, plongées dans l’affliction. 14,720.

» Nécessairement, toi et tes époux, vous jouirez de cette terre, débarrassée de ses épines ; il n’y a aucun doute : c’est ainsi que je l’ai ouï dire. 14,727.

» Quand il aura donné la mort aux Dhritarâshtrides et traversé ces inimitiés, tu verras de nouveau la terre, fille du roi Droupada, soumise aux lois d’Youddhishthira.

» Tu verras bientôt, semblables à des cadavres, ces femmes des Kourouides, qui, dans le délire de l’orgueil, ont ri de te voir jetée en exil. 14,728-14,729.

» Sache que ces femmes, qui ont osé faire une chose, qui te fut désagréable, partent déjà toutes pour les demeures d’Yama ! 14,730.

» Prativindya, ton fils, Soutasoma et Tathâvidha, Çroutarkarman, fils d’Arjouna, Çatânîka le Nakoulide, et Çroutaséna, qui est né de toi par Sahadéva, tous ces héros, tes fils, sont bien portants : ils ont terminé l’étude des armes. 14,731-14,732.

» Ils vivent joyeux comme Abhimanyou, ils se complaisent dans Dwâravatî : Soubhadrâ se porte de toute son âme à les aimer autant que toi. 14,733.

» Elle est contente, n’ayant aucun doute sur toi, n’éprouvant aucune inquiétude pour eux. Quelle marche de toute son âme, elle et la mère de Pradyoumna, heureuse de ton plaisir, affligée de ta peine ! Kéçava lui-même n’est pas estimé plus que ces enfants par le roi et sa cour. 14,734-14,735.

» Mon beau-père est sans cesse occupé de leur nourriture et de leur habillement. Balarâma et les autres,