Page:Fayol, Henri - Administration industrielle et générale, 1917.djvu/51

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En fait, la participation nette, réelle, des ouvriers aux bénéfices des grandes entreprises n’est pas encore entrée dans la pratique des affaires.

Chef .s moyens. — La participation aux bénéfices des contre-maîtres, chefs d’ateliers et ingénieurs, n’est guère plus avancée que pour les ouvriers ; cependant l’influence de ces agents sur le résultat de l’entreprise est autrement considérable et, s’ils ne sont pas régulièrement intéressés aux bénéfices, ce ne peut être que parce que la formule de leur participation est difficile à établir. Sans doute, les chefs n’ont pas besoin d’un stimulant pécuniaire pour remplir tout leur devoir ; mais ils ne sont pas indifférents aux satisfactions matérielles et il faut bien admettre que l’espérance d’un bénéfice supplémentaire peut exciter leur zèle. Aussi doit-on intéresser les agents moyens aux bénéfices quand c’est possible.

C’est relativement facile dans des affaires à leur début et dans des affaires en souffrance où un effort exceptionnel peut donner des résultats importants. La participation peut alors s’appliquer à rensemble des bénéfices de l’entreprise ou seulement à la marche du service de l’agent intéressé. Quand l’entreprise est ancienne et convenablement conduite, le zèle d’un chef moyen n’est guère visible dans les résultats généraux et il est fort difficile d’établir pour lui une participation utile.

En fait, la participation aux bénéfices des chefs moyens, en France, est très rare dans les grandes entreprises. Les primes à la production ou à certains résultats d’un atelier — qu’il ne faut pas confondre avec la participation aux bénéfices — sont beaucoup plus fréquentes. Grands chefs. — 11 faut s’élever jusqu’à la direction pour trouver une catégorie d’agents fréquemment intéressés aux bénéfices des grandes entreprises françaises.