Page:Fayol, Henri - Administration industrielle et générale, 1917.djvu/54

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Les œuvres de prévoyance rentrent dans cette categorie de moyens.

Les satisfactions honorifiques n’apparaissent que dans les très grandes entreprises. On peut dire qu elles sont presque exclusivement du domaine de l’État.

Tous les modes de rétribution qui peuvent améliorer la valeur et le sort du personnel, stimuler le zèle des agents de tous degrés, doivent être l’objet d’une continuelle attention de la part des chefs.

8° Centralisation

Comme la « division du travail », la centralisation est un fait d’ordre naturel ; celui-ci consiste en ce que dans tout organisme, animal ou social, les sensations convergent vers le cerveau ou la direction, et que du cerveau ou de la direction partent les ordres qui mettent en mouvement toutes les parties de l’organisme.

La centralisation n’est pas un système d’administration bon ou mauvais en soi, pouvant être adopté ou abandonné au gré des dirigeants ou des circonstances ; elle existe toujours plus ou moins. La question de centralisation ou de décentralisation est une simple question de mesure. Il s’agit de trouver la limite favorable à l’entreprise. Dans les petites affaires, où les ordres du chef vont directement aux agents inférieurs, la centralisation est absolue ; dans les grandes affaires, où le chef est séparé des agents inférieurs par une longue hiérarchie, les ordres, comme les impressions de retour, passent par une série d’intermédiaires obligés. Chaque agent met, volontairement ou involontairement, un peu de lui-même dans la transmission et l’exécution des ordres comme dans la transmission des impressions reçues ; il n’agit pas comme un simple rouage mécanique. Du caractère du chef, çle sa valeur, de la valeur des subordonnés et aussi des conditions de l’entreprise, dépend la part