Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/15

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OTTOKAR.

Tu ne l’auras pas.


ACHMED.

Eh bien ! je n’en veux pas d’autre !


OTTOKAR.

Eh bien ! tu n’en auras pas du tout ! Qu’est-ce qui m’a donné des enfants gâtés comme ça ? tu n’en auras pas du tout ! Aussi bien, j’en ai plus promis que je n’en ramène !… Où ai-je encore fourré ma liste ?… ah ! la voilà… Mohamed-Yusuf, deux ! Sidi-Liban, trois ! Le cadi, quatre ! L’aga, cinq ! Mourzouk-Effendi, douze !… douze !… douze !


FATIME.

Il y a des gens d’une indiscrétion !…


OTTOKAR.

Ne m’en parlez pas ! 3 et 2 font 5, et 3-8, et 5-13, et 12-25, vingt-cinq… et je n’en ai que quatorze !…


FATIME.

Quinze !


OTTOKAR.

Quatorze !… j’ai dit quatorze !… parce qu’il y en a une qui est à part.


FATIME.

Laquelle ?


OTTOKAR.

Toi… tu restes ici, toi !


ACHMED.

Mais alors, papa…


OTTOKAR.

Toi, je te charge de la distribution… voici la liste… tu feras une réduction proportionnelle… c’est environ 50 pour 100.