Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/34

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épouserez celui que vous aimez, et votre papa n’aura rien à craindre ! Vous serez heureuse, et moi aussi ! Venez ! venez vite ! J’entends la musique du cortège, pas un instant à perdre !…


OTTOKAR.

Mais…


FATIME.

Mais laissez-nous, et ne craignez rien !


OTTOKAR.

Je ne comprends pas !


SÉLIM.

Ni moi non plus.


Scène XI

OTTOKAR, SÉLIM, HUZKA, Soldats, Peuple, puis ACHMED.



LE CHŒUR.
–––––––Faveur que chacun jalouse,
–––––––Nous venons pompeusement
–––––––Quérir la nouvelle épouse
–––––––Du sublime Soliman !

HUZKA.
––Je viens chercher, seigneur, la sultane nouvelle,
––Pour la conduire au trône où le pacha l’appelle !

SÉLIM.
––––––Vous l’allez voir, rassurez-vous !

HUZKA.
––––––Votre Attalide ?

OTTOKAR.
––––––Votre Attalide ? Elle s’apprête ;
––––––Elle fait un bout de toilette,
––––––Qui soit digne de son époux !