Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/65

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SOLIMAN.

Aïe !


HUZKA, brutalement.

Voulez-vous bien venir au divan, vous !


SOLIMAN, très-doux.

Huzka, mon ami, j’y vais ! Le temps de dire deux mots à ma femme !…


HUZKA, OTTOKAR et ACHMED, brutalement.

Voulez-vous venir au divan !


FATIME.

Ah ! mais c’est le divan… renversé ! Vous souffrez qu’un de vos sujets…


HUZKA.

Je ne suis pas un sujet !


SOLIMAN.

Huzka n’est pas un sujet !


ACHMED.

Il est colonel des janissaires.


OTTOKAR.

Et les janissaires prennent avec les pachas quelques petites privautés…


HUZKA.

Petites et grandes…


SOLIMAN.

Les grandes sont de nous supprimer… quand nous ne leur allons plus !


FATIME.

Oh ! l’abominable institution !


OTTOKAR.

Peuh !… quand c’est dans les traditions d’un peuple !


ACHMED.

Il faut se dire qu’il n’y a pas de roses sans épines.