Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/53

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Bois-d’Enghien, qui a reçu le souffle en plein visage ne peut retenir un recul de tête qu’il dissimule aussitôt dans un sourire de complaisance à Fontanet ; puis à part, gagnant la droite.

Pff !! quelle drôle de manie ont les gens à odeur de vous parler toujours dans le nez !


Lucette, à Fontanet.

Et vous en vîntes à bout ?


De Fontanet, bien modeste.

Mon Dieu,… comme je pus !


Bois-d’Enghien, avec conviction.

Oh ! oui !

(Tout le monde pouffe de rire.)

De Fontanet, qui n’a pas compris, mais riant aussi.

Hein ? quoi ? pourquoi rit-on ?… Est-ce que j’ai dit quelque chose…?


Lucette, riant, indiquant Fernand assis sur le canapé.

Non… non… c’est Fernand qui n’est pas sérieux !


De Fontanet, regardant Bois-d’Enghien qui rit aussi, tout en lui faisant des signes de ne pas s’arrêter à ça.

Ah ! c’est ça, c’est lui qui n’est pas… Mais qu’est-ce que j’ai bien pu dire ? Euh ! euh !… Je n’y suis pas du tout !…


Lucette, le rire coupant ses paroles.

Mais je vous dis, ne cherchez pas ! ça n’en vaut pas la peine. (Voulant changer de conversation et toujours en riant.) Tenez, parlons de choses plus sérieuses. On vous verra ce soir au concert ?