Page:Fiel - Le fils du banquier, 1931.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Je suis sûr que vous arriverez à vaincre l’adversité…

— Merci, Paul… répliqua Gérard touché par tous ces souhaits affectueux…

— La cloche sonne… nous allons redescendre, dit Marcel… Au revoir, Gérard…

— Au revoir… au revoir, mes amis !…

Gérard eût aimé dire quelque chose pour Denise, mais il se retint… À quoi bon ?… Il fallait, avant tout, qu’il sût quelle orientation allait prendre son existence. Par la sympathie qu’on lui montrait, il était sûr d’être défendu auprès d’elle.

Après le départ de ses amis, Gérard resta accoudé au bastingage. Le ponton fut enlevé et l’immense navire oscilla. D’un mouvement à peine sensible, le transatlantique gagna la pleine mer.

La terre se rapetissait, dorée par les derniers rayons du soleil couchant. On ne distingua bientôt qu’une ligne mince qui disparut à son tour.

Tout devenait silence et le bruit de l’hélice troubla seul la mer calme.

Gérard rentra dans sa cabine sans avoir eu conscience des heures qui passaient, tellement ces réflexions l’avaient soustrait à toute influence extérieure,