Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/111

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Son successeur fut Jean Malouel[1] dont le nom s’est écrit d’une dizaine de manières : Malouel, Maluel, Maleuel, Maluet, Maloue, Mallouhe, Malouhe, Mauloue, Melluel, Maelwael. On le suppose gueldrois d’origine. « Deux de ses neveux », dit le chanoine Dehaisnes, « Herman et Jean Malouel, qui étaient en apprentissage chez un orfèvre de Paris, du nom d’Albrecht de



Tombeau de Philippe Pot vers 1495
(Musée du Louvre)

Boluze (?), quittèrent cette ville à cause d’une maladie contagieuse qui s’y était déclarée, et pour retourner dans la Gueldre, leur pays natal, ils passèrent par Bruxelles. Comme il y avait alors la guerre entre le Brabant et la Gueldre, on les retint prisonniers durant environ six mois, aux dépens de leur mère, qui « estoit une très povre femme » ; mais « par pittié et en faveur de Jehan Maleuel, varlet de chambre de Monseigneur », quelques peintres et orfèvres de Bruxelles prirent l’engagement de fournir une somme d’argent, comme caution, pour les deux enfants. Le duc fit don de cette somme aux neveux de son peintre. »[2] Cet événement qui met en scène deux des neveux de Malouel que nous retrouverons sous les

  1. Cf. De Laborde, Les Ducs de Bourgogne, t. I, p. 17. Dehaisnes, Histoire de l’Art, p. 500 et suiv.
  2. Histoire de l’Art, p. 500 et 501.