Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/220

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— 172 — loyale pratique et de beau travail manuel... Nul jamais n’égala sa technique; elle est affirmative et ardente; elle est ingénuement et mys- térieusement belle. Sous les tons immarcessibles trans- paraît une trame d’or dont nul n’explique la cause, et ce sont peut-être les siècles qui l'ont ajoutée dans leur respect pour cette force. Et tout de suite le pres- tige du maître rayonna. Il ne faut pas attendre le XVI me siècle pour qu'un Jean Lemaire de Belges en sa Couronne Margaritiqne en- guirlande doctement l'artiste et salue Jean Van Eyck comme le « Roy des Pein- tres », g nage Pour recueillir le témoi- de cette unanime admiration, il ne faut pas même attendre la Chronique rimée du père de Raphaël qui, à la fin du XVine , place « il grau Joannis » à la tête des peintres flamands. Ecou- tons seulement Barthélemy Facius, contemporain du peintre de Monseigneur de ^Bourgogne : «  John unis G alliais nostri saeenli pictorum princeps juciicatns est. » N’est-ce point formel ? Prince des peintres de son (temps;! N'est-il point hors de doute l’iinto Hanfstaengl. J k,\

Van Eyck 

Marie en prière Volet du Retable de l’Agneau (Musée de Berlin . Duquel les faits parfaits [et mignonets Ne tomberont jamais dans [un oubli vain.