Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/221

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— 173 — q ne Jean fut le plus grand des deux frères Van Eyck? Le signalement de ses tableaux est entre tous précis et infaillible : ce sont d'indiscuta- bles chefs-d’œuvre. Je ne crois pas qu’on en puisse dire autant des œuvres restituées à Hubert. Si nous voulions déterminer son rôle dans l’art, l'histoire du XV me siècle entier, — flamand, français, allemand, espagnol, ita- lien, — serait à parcourir. Nous devons renoncer (ici du moins) à relever l'ineffaçable empreinte de son génie chez ses successeurs directs : Petrus Christus, Jacques Daret, Roger Van derWeyden, à caractériser sa décisive interven- tion dans la naissance de l’école de Haarlem,où Albert Van Ouwater et Thierry Bouts sont parmi ses plus étroits disciples, — à énumé- rer les conséquences de son voyage en Espagne, où Louis Dalmau se réclame de lui avec sa Vierge du musée de l’Archivo de Barcelone, à suivre enfin avec l'admiration et le temps voulus, la grande lumière que son art projette sur l'Italie. Ne conquiert-il pas le quattrocento en ses Mécènes les plus notoires, puisque Alphon- se de Naples, Frédéric d'Urbin et jusqu’à Laurent de Médicis possé- dèrent de ses œuvres ; — en ses artistes-théoriciens, puisque Bar- thélemy Facius, Filarète, d’autres encore apportèrent l’hommage écrit de leur admiration à sa maîtrise unique; Photo B ruckmann. Hubert et Jean Van Eyck Dieu le Père Retable de l’Agneau (Eglise île Saint-Bavon, Gand). en la plupart de ses