Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/60

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


duction fidèle des moindres accidents de la physionomie préoccupe beaucoup moins le sculpteur que l’interprétation des caractères généraux. Ce réalisme ne va pas sans un certain choix ; il est classique.

Aussi je reviens très volontiers, pour ma part à l’hypothèse de Mgr Dehaisnes, qui voyait en maître André l’auteur d’un puissant et



Melchior Broederlam
La Présentation au Temple et la Fuite en Egypte.
Retable de la Chartreuse de Champmol. (Musée de Dijon).


élégant chef d’œuvre : la sainte Catherine de marbre de la chapelle des Comtes de Notre-Dame de Courtrai.[1] Nous avons vu que dans cet oratoire comtal devait s’élever le tombeau de Louis de Mâle commandé par le comte de Flandre à Beauneveu ; on ne sait ce qu’est devenu le mausolée, ni même si Beauneveu l’acheva jamais, Louis de Mâle ayant été finalement enseveli

  1. Cf. Dehaisnes : Histoire de l’Art pp. 249 et 250. Jean Rousseau : La sculpture flamande et wallonne du XIe au XIXe siècle (Bull. des commis. roy. d’Art et d’Arch. 1877) et H. Rousseau : La Vierge de Hal et la sainte Catherine de Courtrai. (Bull. des Musées royaux, décembre 1904).