Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 3.djvu/132

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la chambre obscure ; pour faciliter le développement, on ajoute quelques gouttes d’une dissolution d’azotate d’argent.

On ne pourrait suivre à l’œil nu le développement de l’image, il faut faire usage d’une loupe, c’est-à-dire d’une lentille simple, garnie d’une monture (fig. 83). Il faut suivre le développement à la loupe, sur chaque glace et sur chaque image.

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Fig. 83. — Loupe.

Quand l’épreuve est satisfaisante, on la lave et on la fixe à la manière ordinaire, c’est-à-dire à l’hyposulfite de soude. L’épreuve, après avoir été convenablement lavée, est terminée ; c’est ce petit cliché de verre qui formera le bijou microscopique.

La loupe ne suffirait pas pour s’assurer que l’image est parfaite et peut être conservée ; il faut la regarder avec un microscope composé : on place donc la glace portant les vingt épreuves sur le porte-objet d’un microscope composé (fig. 84), et l’on choisit ainsi celles qui paraissent irréprochables.

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Fig. 84. — Microscope composé.

Les épreuves étant choisies, on découpe, avec un diamant : la lame de verre de 2 centimètres de hauteur sur 7 centimètres ½ de longueur sur laquelle sont formées les 20 épreuves, en petits carrés portant chacun une épreuve.

Il s’agit maintenant d’appliquer ces petits carrés de verre porteurs de l’image, sur le microscope Stanhope ou le Stanhope, comme on l’appelle plus simplement, et qui consiste, comme nous l’avons dit, en une baguette de verre portant une petite calotte de cristal de crown, pour produire un effet grossissant. Le baume de Canada qui, en raison de sa parfaite transparence, est employé par les opticiens pour coller ensemble les verres des lentilles achromatiques, est la substance adhésive dont se sert M. Dagron pour fixer à l’autre bout du stanhope les petits carrés de verre porteurs de l’épreuve photographique.

On place le stanhope au bord d’un fourneau un peu chaud, on dépose une goutte de baume de Canada sur cette surface ainsi légèrement chauffée, puis, prenant avec des pinces le petit carré de verre, on le presse, doucement d’abord, fortement ensuite, contre la base enduite de baume, et on l’abandonne à lui-même.