Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 3.djvu/141

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Fig. 87. — Gravure héliographique obtenue par le procédé de M. Baldus.


phique négatif, on obtient une impression en creux, nécessaire pour le tirage en taille-douce. Pour obtenir une planche de cuivre en relief, destinée au tirage typographique, dit sur bois, on prend un cliché positif, et les traits du métal sont en relief.

C’est par un procédé du même ordre que celui que nous venons de décrire, qu’opère M. Garnier.

Le jury de l’Exposition universelle de 1867 a décerné à M. Garnier le grand prix de photographie pour les gravures héliographiques qu’il avait présentées.

M. Garnier n’avait pas soumis au jury un grand nombre, une grande variété d’échantillons de gravures héliographiques, mais il avait produit un chef-d’œuvre ; c’était la Vue du château de Chenonceaux, véritable gravure provenant d’une simple épreuve de photographie d’après nature. Rien ne pouvait faire distinguer, à l’aspect, cette héliographie, d’une gravure ordinaire.

M. Garnier a bien voulu préparer, pour les Merveilles de la science, une planche de cuivre en relief, faite d’après nature (fig. 89, page 141), et que nous donnons comme spécimen des résultats que peut obtenir cet éminent opérateur. Il ne s’agit pas ici de la simple reproduction d’une gravure, mais de la transformation directe en gravure de la vue photographique d’un monument, prise dans la chambre noire.

M. Drivet est un autre graveur qui s’est attaché à la même question. Il s’est préoccupé surtout de la manière d’exécuter le grain, qui lui paraît indispensable dans toute gravure, et voici le procédé qui permet à M. Drivet d’obtenir, avec un cliché photographique, des gravures en taille-douce.

On impressionne, à travers un cliché pho-