Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 3.djvu/317

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Fig. 181. — Cerbotane ou bombarde italienne du xive siècle.


léon III, représente une bombarde, que l’auteur du manuscrit appelle Cerbotane (Cerbotana ambulatoria), à laquelle un soldat met le feu, à l’aide d’une baguette de fer rougie. L’extrémité antérieure, portant sur un support fourchu, et l’extrémité postérieure sur une barre de fer transversale, le recul fait mouvoir le canon sur ces deux points d’appui.

Ici le pointage est donné dans le plan horizontal par les roulettes, et dans le plan vertical par les pointards, dans lesquels la barre de fer transversale s’engage à des hauteurs variables. Les mouvements, dans ce second sens, devaient être rendus très-pénibles par le poids du canon qu’il fallait soutenir pendant qu’on retirait la cheville, et qu’on l’engageait dans un trou différent. On voit sur le dessin de Paulus Sanctinus (fig. 181) un artilleur mettant le feu à la bombarde avec une barre de fer rougie.

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Fig. 182. — Cavalier tirant une bombarde à main, d’après le manuscrit de Marianus Jacobus.

Les bombardes, alors très-petites, étaient souvent tirées à la main. La figure 182 représente, d’après le manuscrit de Marianus Jacobus, un cavalier armé de toutes pièces, et portant une arme à feu, qu’il fait partir au moyen d’une mèche allumée, tenue de la main droite. Ce même dessin a été reproduit dans le manuscrit de Paulus Sanctinus dont nous parlons plus haut : Sanctinus donne au cavalier le nom d’Eques scoppetarius.

Vers la première moitié du xive siècle, l’in-