Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 5.djvu/66

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petit arc de cercle autour de son articulation, jusqu’à ce que le verrou i sorte de l’épaulement de la tige en comprimant le ressort à boudin.

La palette et la tige sont alors indépendantes, la pression de la vapeur les fera retomber brusquement et la palette masquera l’orifice.

Les pièces en fonte OO1 sont calées sur un petit arbre, que fait mouvoir un système de leviers ordinaires qui le relient au manchon du régulateur, la forme à donner à ces pièces est déterminée par l’épure de réglementation.

L’effort de butée des couteaux sur les cames est très faible, puisqu’il n’a d’autre office que de faire sortir le verrou de son épaulement. Quoi qu’il en soit d’ailleurs, cet effort à toutes les positions des cames n’a qu’une composante verticale qui passe par le centre de l’arbre à cames, de sorte qu’il ne peut avoir aucune influence sur le mouvement du régulateur. Celui-ci, n’ayant plus alors aucune résistance à vaincre, devient d’une sensibilité extrême, la plus petite variation de vitesse se traduit par des oscillations immédiates, trop considérables et trop rapides des bras du pendule. Pour obvier à cet excès de sensibilité, on a dû ajouter une résistance très faible et constante, au moyen d’un petit piston, suspendu à la tringle du manchon inutile et fonctionnant avec jeu dans un cylindre rempli d’huile.

Les petites tringles GG1 ont pour but de forcer les palettes à redescendre en suivant le mouvement des excentriques, quand, à l’arrêt de la machine, la vapeur n’est plus dans la boîte pour les faire retomber.


Nous n’avons pas besoin de donner une description détaillée de la figure 47 (page 59) qui représente la machine de Wolf pourvue de la détente Correy. Le lecteur y reconnaîtra aisément les mêmes organes que dans la figure 44, avec le mécanisme de la détente Correy.

Telle est le machine de Wolf en usage aujourd’hui dans les filatures du nord de la France, de la Belgique et de l’Angleterre, et qui a servi de point de départ et de modèle aux machines compound, dans la description desquelles il convient d’entrer maintenant.



CHAPITRE VI

les machines compound. — machine horizontale à réservoir intermédiaire de mm. weyher et richemond.

Les machines dites compound en usage dans les deux mondes présentent diverses parties nouvelles dans leurs organes accessoires. Le lecteur s’en rendra compte d’après la description que nous allons donner des différents types de ces appareils que l’on construit aujourd’hui en France.

Ces types sont principalement :

1º La machine compound horizontale et à réservoir intermédiaire, que construisent MM. Weyher et Richemond, dans l’usine de Pantin, près de Paris.

2º La machine compound de MM. Chaligny et Guyot-Sionnest, de Paris.

3º La machine compound de M. J. Boulet, de Paris.

4º La machine compound de l’usine du Creusot, dont le type le plus remarquable et le plus connu, dans le monde des ingénieurs, est celui qui a été établi dans les magasins du Printemps, à Paris, pour l’installation de la force motrice qui met en action les machines dynamo-électriques, servant à l’éclairage de ce vaste établissement.

5º La machine compound verticale et horizontale que construit, à Saint-Étienne, M. Bietrix, et qui présente plusieurs dispositions intéressantes et originales.


Nous commencerons par la machine horizontale, dite à réservoir intermédiaire, de MM. Weyher et Richemond, qui est d’un