Page:Filiatreault - Contes, anecdotes et récits canadiens dans le langage du terroir, 1910.djvu/40

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diligence et de scier ces arbres en billots de douze pieds de longueur pour en faire du bois de service. Ils abattirent le plus gros des six érables et se mirent en train de le scier, mais ça ne marchait pas du tout.

Vers les deux heures de relevée, l’habitant se rendit au bois pour voir où en était rendu son ouvrage, lorsqu’il trouva les deux hommes face à face, tenant chacun un des manchons du « godendard » ; ils avaient à peine effleuré l’écorce et se regardaient en chiens de faïence.

— Quoi-ce donc que vous avez faite depuis c’matin que vous êtes là ? C’est pas correct, ça.

— C’est pas not’ faute, M’sieu Painchaud, on a faite c’qu’on a pu, mais on est fort à fort.


Les élèves d’une école laïque présentent une adresse et un cadeau à leur maîtresse, une Irlandaise parlant le français comme nous. Une des élèves, de retour chez elle, raconte ce qui s’est passé.

— Et puis, qu’a fait mademoiselle M., demande le père, en apprenant tout cela ?

— Elle a braillé, pas pour rire.


Un chien extraordinaire :

Un de mes amis possède un chien phénoménal. Il me disait un jour :

— Il ne lui manque que la parole, et encore !

— ? ? ?

— Oui, l’autre jour je suis sorti avec lui pour aller à la chasse et comme je venais de tuer un gibier quelconque, je lui dis d’aller le chercher.

— Où ça ? me fit-il.

— ! ! !