Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/141

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 5; — plus beau, quoique l’impression soit toute diffé- rente de celle a laquelle on s'attend. Ces étonnantes lvâtisses, au premier coup d’œil, ne paraissent pas Fort grandes, n’ayant rien la qui puisse servir de terme de c0mparaison.`Mais a mesure qu'0n reste auprès et surtout que l'on monte sur elles, cela grandit prodigieusement et paraît si bien devoir vous écraser que l`on en courbe les épaules. Quant ` à la vue qu’on découvre de la—baut, je défie qui ue ce` soit, fût-ce Desalleurs, M° Bailleul ou Chateaubriand, d'en donner une idée. On serre · son manteau contre soi, vu que le Froid vous pince Fort, et on tait sa gueule; voila tout. I A propos cle froid, il fait Froid en Egâfpte, on y est couvert de flanelles et de dpaletots, e même que l’on y voit des nuages, e même qu’il y a beaucoup de verdure. La première chose que l’on vous recommande, c’est de vous bien couvrir, pour éviter les dyssenteries qui sont Fort dange- reuses. A part cela, il y règne peu de maladies; · les tièvres sont dans le delta, et les oplutbalmies ` nîattaquent guère que les Arabes. Du reste dans Q la Haute-Egypte, pour laquelle nous partons au i mois de janvier, après le retour des pèlerins de la Mecque, il n’y a plus ni malaclies dyeux ni ' maladies de ventre. lci, au Caire, on voit quantité de borgnes et d’aveugles. Les enfants des pauvres gens sont littéralement manges par les mouches, ce qui ne les empêche pas e porter des colliers et aux jours de Fête, comme aux circoncisions et aux mariages, des bonnets et des vestes garnis de — iastres d'or que les grands leur prêtent pour em- bellir la cérémonie. i - ' On peut ici satisfaire son goût pour l’académie