Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/192

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186 _C©RREsPoNDANCE _ . à terrp. Touiours ciest quelque temple enfoui dans es sables 'us u'aux é aules et uion voit en partie, commé nhl vieux sâuelette déierré. Des dieux a tête de crocodile et d'ibis sont peints _ sur la muraille blanchie par les fientes des oiseaux de proie qui nichent entre les intervalles des îerres. Notèsâ nous (promenons entre les colonnes. V vec nos tons e amier et nos son eries, nous remuons toute celite oussiere. Nousgregar— - dons ai travers les brèches des temples le ciel qui · casse ete de bleu. Le Nil coulant a. leins bords, serplelinte au Irlnilieu du désert, ayantluêie Hang; de ver ure a c a ue rive. ·'est toute ’ te. ou- vent il y a auibur de nous un troupeâdlde mou- tons noirs qui broute, quelque petit garçon nu, leste comme un singe, avec desjyeux de chat, des dents d’ivoire, un anneau d’ar ent dans 4 l'oreille droite et de grandesmarques de Feu sur les joues, tatouage Fait avec un couteau rougi. ~ D’autres Fois, ce sont de auvres Femmes arabes, couvertes de guînilles et de Iqolliers, qui viennent vendre des ou ets à Jose , ou ui ramassent avec leurs nliains des crottéis de signes pour en- graisser leur maigre champ. Une chose merveil- euse, c’est la lumière ; elle fait briller tout. Dans les villes, cela nous eblouit toujours, comme ie- rait le papillotage de couleurs d'un immense bal costumé. Des vêtements blancs, jaunes ou azur sé détachent, dans Yatmosphère transparente, avec _ des crudités de ton à faire pâmer tous les peintres. Pour émoi, je rêvasse de cette qieillc littératpre, 'e tâc e d'em oi ner tout ça. e voudrais ien imaginer qyuelâuég chose, mais je nesais quoi. II me sem le que je deviens bête comme un pot.