Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/273

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 267 moutons qui broutaient, et les feuillesjaunies des sycomores tombaient au pied des arbres dans le palais d’été du grand sultan. Je suis revenu par Eyoub. Une mosquée est enfermée dans un jardin qui est plein de tombes drapées et enguirlandees de feuillage et de lierres. .l’ai traversé l’intermi- nable quartier juif` et le Phanar, quartier des des- cendants des anciens empereurs Grecs. Puis, par le grand pont de bois et le Petit Champ des morts de Pera, je suis rentré à l’hôtel ou le jeune Maxime ` écrit deslettres. · Je ne sais que rapporter au père Parain, et mon embarras est tel que je ne lui rapporte rien. ll choisira dans mes aliaires à moi ce qui lui plaira le mieux. Pour le commun des amis, nous avons des pantoufles, des pipes, des chapelets, toutes choses qui Font beaucoup d'efl`et et qui ne coûtent _ pas cher. Devenons-nous canailles, hein? Les voyages instruisent la jeunesse. · · · 274. À LA MÈME. Constantinople, 15 décembre 1850. A quand ma' noce? me demandes-tu à pro- pos du mariage d’Ernest. A quand? A jamais, je 'espère. Autant qu’un homme peut repondre cle ce qu'il fera, je reponds ici de la négative. Le con- tact du monde auquel je me suis enormement frotté depuis quatorze mois me fait de plus en _ plus rentrer dans ma coquille. Le pere Parain, qui prétend que les voyages changent, se trompe. Quant à moi, tel "je suis parti, tel je reviendrai,