Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/300

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2.94 _ CORRESPONDANCE . inférieure comme nature essentielle. .l'aime ces vers : — _ L’atelier des sculpteurs est plein de cette histoire. . . ` Sa gorge humide encor de Fécume des eaux. . . Phébé hait Yhymcn et qu’on croit vierge encore. . . Ses pieds nus en silence ellleuraient la bruyère; . . , _ Le jeune Enclymion qu’a surpris le soleil me parait tres profondément grec. En résumé, voila deux bonnes pieces, la premiere surtout. Ta ièce au « Vesper » est peut-être une des choses lés plus profondément poétiques que tu aies faites. Cest la la poésie comme je l’aime, tran- quille et brute comme la nature, sans une seule idée forte et où chaque vers vous ouvre des horizons à. faire rêver tout un jour, comme : - Les grands bœufs sont couchés sur les larges pelouses. Oui, vieux, je ne sais trop t'exprimer ma satis- faction. - — Au lieu des tartines que tu m’as envoyées ai propos des splendides vignettes de- tes (pages, j’aurais autant aimé que tu me parlasses e toi. Que deviens-tu? Que f`ais—tu? matériellement, s’entend. Quid de Venere ? Il _y a longtemps que tu ne m’as conté tes fredaines de jeune homme. _ Quant à moi, mes cheveux s'en vont. Tu me reverras avec la calotte; °aurai la calvitie de l’homme de bureau, celle du notaire usé, tout ce qu’il _y a de plus bete en fait de sénilité précoce. .l’en suis attristé (sic). Maxime se moquede moi; » I il peut avoir raison. Cest un sentiment féminin,