Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/361

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 55; q depensees tout d'un coup. .l’en voudrais avoir quelque chose maintenant. . Me voilà revenu ,à Croisset, aupres de mon ·· feu, et bûche moi-même. Je suis recourbe sur ' I 9 ' I ' Y mon travail ac·harne. J ai abandonne toute idee de tapage quelconque. Ce que j’en fais est pour moi, pour moi seul, comme on joue aux dominos alin . que la vie ne vous soit pas trop ai charge. Si je · publie (ce dont je doute), ce sera uniquement par esprit de condescendance vis-a—vis de ceux qui me le conseillent, pour n’avoir pas l'air d’un orgueil- leux, d’un ours entête. Rien de plus monotone que ma vie; elle s’ecoule plus uniforme à l’œil que la rivière qui passedsous mî fepetres. Laèbfetite fillea orte un eu e aiete ans amaison. uant ai ma liiiere, ellg vieilliëde corps et d’humeur. Un desoeuvrement triste l’envahit, avec les insomnies qui l’epîuisent.I Moi, suiîhla entre eux deux. Le dimanc e seu ement oui et vient; ie cause un - peu et puis j’en ai pour huit jours. J ' En lait de nouvelles, fai été au mois d’octobre a l’Exposition de Londres, qui etait une fort belle . chose, quoiqueadmirée de tout le monde. J’ai— passe dernièrement six semaines a Paris et fai ' manqqeiclêtre assomme plusieurs Fois lors du cou btat. · · Llîami Bouilhet vient de débuter avec éclat dans la Revue de Parislll par un conte romain (Melaenis) qui l’a pose de suite, parmi les artistes, au pre- mier rang ou tout au moins immediatement au second. J e n’en doutais du reste nullement. Quant au sieur Du Camp, sa Revue de Paris marche bien. . ‘ · W Numéro de novembre 1851. 23 ·