Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/381

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' DE GUSTAVE FLAUBERT· · ` 375 J’ai lu la moitié de celui du sieur d’Arpentigny. I Cest curieux et fort spirituel en certaines parties. Veux-tu que je t'écrive, pour nous amuser, une lettre ojicielle sur son bouquin, ou je ferai des re- marques? J’ai envie de m’en faire un ami, de ce . pauvre pere d’Arpentigny. Je ne sais pourquoi, mais je crois qu’il se divertit intérieurement sur notre compte et q[u’il m’envie ma place. [. . A propos 'excitations, Bouilhet l’est tout ai fait (excité) par Madame R... Demain je verrai le fameux sonnet. Nous causerons aussi de l’article et de tout ce qu’il y a a faire. N'oublie [pas] de nous écrire distinctement les noms des deux-particuliers de la Presse ai qui il faut envoyer des Melaenis. — Quant ai la Bretagne, je ne serais pas fâché que Gautier la lût maintenant. Mais si tu es tout en- tiere à ta comédie, restes-y; c'est plus important. _ Pioche ferme. Si je t’avais seulement sous mes yeux pendant quatre mois de suite, bien librede toute autre chose, tu verrais comme je te ferais travailler, et comme il faut peu de chose pour changer le médiocre en bon et le bon en excel- lent. En tous cas n’envoie la Bretagne a Gautier (et non Gauthier) que quand tu l'auras lue, et avertis- moi. Je t'enverrai un petit mot ai mettre dans le a uet. P C./Jldieu, je vais me coucher; ai demain. O! Dieu I des songes, fais-moi rêver`ma Dulcinée! As-tu re—· marqué quelquefois le peu d'empire de la volonté sur les rêves, comme il est libre, l'esprit, dans le · sommeil, et ou il va? `