Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/410

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404 CORRESPONDANCE i I _ · gi 9. À LA MÈME. » Entièrement inédite. ` · Dimanche. [2 mai.] Je ne t’ai pas écrit cette semaine tant j’étais harassé. Depuis avant-hier ça va mieux un eu et hier au soir, jour habituel de ma correspondance, _ comme fétais en train, fai continué jusqu'à 2 heures ’ V sans avoir le temps de te dire bonjour. · Je n'ai reçu aucun paquet de toi et n'ai, par conséquent, rien à te renvoyer avec deux Me-

 lacnis que Bouilhet t’adressera, les accompagnant

A de toutes sortes d’amitiés. Puisque tu dois lire ta ' comédie aux Français, je vais t’en dire pratiquement ce que j'en pense. Le Philosophe, sous un transpa- rent clair, y-est bafoué. Ne f`ût—ce que cette termi- naison en IN, tout le monde le reconnaîtra, et lui- même surtout s'_y reconnaîtra et t’en gardera une rancune éternelle. Tu as tort pour Henriette, pour toi-même d’abord. Quant a moi, ces messieurs de la Revue et autres, auxquels l’ami n’a pas manqué, ou ne ' , manqluera pas de dire la chose, feront des gorges chau es sur mon compte. Le grand homme Futur en aura (ce dont je me morgue complètement); obscur ` et absent d’ailleurs, que m importe? ll n’y a que sur toi que quelque désagrément en pourra rejaillir. Atténue donc autant que possible toute ressem- blance entre Dherbin et le Philoso he. Fais-en un légitimiste, tout ce ue tu voudras, au lieu d'un doctrinaire, etc. Rélléchis là-dessus; `e crois le conseil important pour ta vie, pour llavenir. ,